The end

The end

La cloche fêlée

Il est amer et doux, pendant les nuits d'hiver,
D'écouter, près du feu qui palpite et qui fume,
Les souvenirs lointains lentement s'élever
Au bruit des carillons qui chantent dans la brume.

Bienheureuse la cloche au gosier vigoureux
Qui, malgré sa vieillesse, alerte et bien portante,
Jette fidèlement son cri religieux,
Ainsi qu'un vieux soldat qui veille sous la tente !

Moi, mon âme est fêlée, et lorsqu'en ses ennuis
Elle veut de ses chants peupler l'air froid des nuits,
Il arrive souvent que sa voix affaiblie

Semble le râle épais d'un blessé qu'on oublie
Au bord d'un lac de sang, sous un grand tas de morts,
Et qui meurt, sans bouger, dans d'immenses efforts.

Baudelaire, Les fleurs du mal LVIII

# Posté le dimanche 10 février 2008 05:00

Il parait que la nouvelle année est souhaitable jusqu'au 31.

Il parait que la nouvelle année est souhaitable jusqu'au 31.
Un choix ô combien difficile... Puis-je réellement m'imaginer vivre loin d'eux ? Même, oserais-je vivre sans eux ? Bien sûr que non. Mais je sais éperdument que je ne peux pas rester ici, je dois partir. Je veux partir. Là-bas est ce qu'il me faut, ce qui est à la hauteur de mes espérances. Là-bas je construirais vraiment un futur. Ici, je ne baignerais que dans la mélancolie du Souvenir, toujours lui... Cela sera difficile. Au début bien évidemment, mais après aussi. On n'efface pas l'amour que l'on porte à quelqu'un, on n'efface pas rires et larmes. On cesse d'y penser... Je refuse de cesser d'y penser. Oui, quand j'irais là-bas, je penserais souvent à eux, même, je passerais du temps avec elle, aussi. Beaucoup de temps. Et toi, cher personnage, nous nous retrouverons, n'est-ce pas.... ? Vivre trois années séparées, cela ne devrait pas être trop dur... Et voici à présent que je me sur-estime. Si, c'est dur. Très dur. Mais j'y arriverais. Et cette seconde elle, qu'en fais-je ? Faire taire le coeur qui en dit trop pour ne le laisser qu'une pensée décidée. J'y arriverais. Au revoir.

Et bonne année.



Je pars rejoindre Elvis dans le Pacifique.

# Posté le samedi 19 janvier 2008 08:24

Au pays où l'autoroute est gratuite...

Au pays où l'autoroute est gratuite...

ET LA FLAMME BRULA LA RETINE. ET LA TERRE MOURRUE. ET C'EST TOUT. EXTINCTION DES LUMIERES. FIN.




...grâce à cette chère Anne de Bretagne.


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Dommage.

# Posté le lundi 14 janvier 2008 12:43

Pseudonyme.

Pseudonyme.
Quand j'ai cliqué sur le lien "créer un article", je voulais vraiment créer quelque chose. Oui, j'aurais voulu créer le paragraphe du Pardon. Vous savez, un texte où l'on s'excuse sans cesse, ou chaque mot est plein de culpabilité et ne demande que le Pardon. Mais enfin de compte, je ne le ferais pas. Pourquoi me direz-vous ? Parce que cela aura beau être sincère, cela serait inutile, je n'ai pas envie de baigner dans l'inutilité. J'en ai déjà trop fait pour me permettre ce qui ne sert à rien, même si cela soulage. Car oui, dans le font, un Pardon, c'est pour déculpabilisé, presque effacer son erreur, la gommer, l'oublier. Mais la personne qui vous accorde le Pardon, ça ne change rien pour elle. Il n'y a que vous de soulagé, qui peut respirer de nouveau. L'autre, il n'est pas débarrassé du poids de votre erreur. Le Pardon serait donc égoïste ? Quel dommage. Non seulement c'est inutile, mais en plus égoïste. Demander Pardon n'est donc pas une solution... Mais existe t-il une solution... ? Je crains que non. Tout n'est pas rose, tout n'est pas réparable. Et si l'on ne demande pas Pardon, que l'on demande juste la fin du mépris pour une simple ignorance ? Est-ce-que l'autre serait soulagé ? Je ne le sais. Espérons.

# Posté le dimanche 13 janvier 2008 14:54

Modifié le samedi 19 janvier 2008 08:30